Trucs de sophrologue pour vivre  mieux la période (pas facile) de 0 à 3 ans.

Je suis sophrologue et j’ai eu mon premier enfant au début de la pandémie. Peut-être que le fait de vivre comme dans un bocal à poisson avec un nouveau-né m’a rendu la chose un peu plus difficile ou peut-être que j’avais un peu trop fantasmé ma future parentalité (nous, on sera comme çi, nous, on ne sera pas comme ça). Mais autant dire qu’entre les tranches de 2 h de sommeil, les coliques et tout le reste… Ce n’est pas du gâteau de s’occuper d’un nouveau-né. D’ailleurs, certains spécialistes affirment qu’il s’agit en réalité de la première « crise d’adolescence ». Et des périodes désagréables jusqu’aux 3 ans (je vais m’arrêter là pour le moment), il y en a. Que ce soit le fruit d’un mécanisme physique (dents, maladies infantiles, rhumes, bobos...) ou psychiques (peur de la séparation, frustrations, gestions des émotions…) et souvent les deux en mêmes temps.

Bref, OUI, il y a ces moments magiques, hors du temps, les sourires, les rires, les câlins, les premiers mots, les premiers pas, les découvertes…mais pas que… il y a aussi toutes ces tempêtes pour lesquelles on n’est pas préparé tant que l’on n’est pas dedans…Chaque enfant le vivra avec plus ou moins d’intensité et chaque parent vivra aussi ces moments avec plus ou moins de facilité.

Avec le recul, avec un enfant de bientôt 2 ans, je peux affirmer que OUI, il est possible de vivre mieux cette période pas facile en agissant sur soi, le parent, et que par effet miroir notre enfant pourra le vivre, lui aussi, mieux.

Il ne s’agit pas ici d’être un parent parfait (ça n’existe pas) ou de tout vivre avec un sourire de façade. Quand je propose de le vivre mieux, cela ne veut pas dire que cela deviendra facile. Cela ne veut pas dire que ça marchera tous les jours. Cela veut dire que si vous deviez noter votre journée parentale sur une échelle de 0 à 10 (10 étant le top et 0 étant le moment où vous avez envie de vous enfermer dans les toilettes), les journées qui sont à 0 pourraient tendre vers le 5 et les journées qui sont à 5 pourraient tendre vers le 10.

Sans plus attendre, voici mes 5 trucs de sophrologue pour vivre mieux la période de 0 à 3 ans d’un enfant. Ce sont des astuces que j’ai appliqué, que j’applique et que je continuerai d’appliquer autant que je peux et SI je le peux dans mon quotidien (pas besoin de se rajouter de la pression) :

1er TRUC : Observer mon enfant

De 0 à 3 ans, un enfant évolue constamment et l’équilibre trouvé peut vite partir en fumée d’une semaine ou d’un jour à l’autre. Particulièrement, dans ces périodes d’errances et d’incompréhensions, je vous propose de mettre votre mental sur pause et d’observer votre enfant, ses réactions, ses émotions, et ce, sans jugement et sans attente. Cette posture permet de mettre en lumière des détails, des indices que vous ne voyez pas quand vous restez dans une émotion. J’ai pu ainsi mettre le doigt sur ce qui empêchait mon enfant de faire les mêmes nuits que nous.

2ème TRUC : Faire confiance à mon intuition

Je pense que ce point (souvent entendu) est primordial. Votre intuition, on peut la décrire comme cette petite voix interne qui ne fait sens que pour vous. Chaque parent est unique, comme chaque enfant et comme chaque relation. Ce lien est spécial et n’est vécu par personne d’autre. Il vous permet de sentir, de pré-sentir même. Cette intuition parentale va s’affiner, se renforcer au fur et à mesure que votre relation avec votre enfant s’installe. Je vous propose de lui donner une place de choix, de l’écouter (parfois envers et contre tous) pour la faire s’épanouir. C’est votre meilleur conseil et une vrai force pour vous et pour votre enfant.

3ème TRUC : Ne pas me juger et ne pas le juger

Dans une société où tout le monde donne son avis sur tout et tout le temps, il est parfois difficile de mettre de côté le jugement que l’on porte sur soi, ceux qu’on nous porte et ceux que l’on pourrait porter (sans mauvaise intention) sur notre enfant. Mais tous ces jugements sont, par essence, négatifs et jettent un voile sur ce que vous êtes réellement, vous et votre enfant, en train de vivre. Si vous ne pouvez pas les éliminer, vous pouvez essayer de les mettre de côté temporairement et constater comment vous vous sentez quand vous le faites.

4ème TRUC : Lui exprimer mes émotions et exprimer les siennes

Pendant un certain temps, un jeune enfant n’est pas capable d’exprimer ses émotions alors même qu’il les vit très intensément. Dans le même sens, il n’est pas encore capable de mettre des mots sur les vôtres. Pour autant, en tant qu’être humain, nous avons besoin de déposer nos émotions à l’extérieur de nous pour ne pas rester bloquer dans une tempête émotionnelle. Et notre parole est un formidable outil ! Alors je vous propose de lui parler (avec le plus de respect possible), d’expliquer à votre tout petit, pourquoi il y a peut-être de la colère, de la frustration, de la tristesse, de la peur en vous et ne l’épargner pas de lui exprimer aussi quand il y a de la joie, de l’amour, de l’espoir, de la sérénité. Et lorsque c’est à son tour de vivre une émotion très forte, vous pouvez nommer l’émotion qu’il vit pour lui, lui expliquer qu’il a le droit de la vivre et lui dire que vous êtes là pour l’accompagner jusqu’à l’apaisement. S’il est en âge de comprendre, vous pouvez aller plus loin en lui proposant des alternatives pour sortir son émotion en dehors de lui ou des options pour s’apaiser.

5ème TRUC : Me concentrer sur ma respiration

Et quand rien ne marche et que vous allez devoir traverser un moment désagréable, je vous propose de vous tourner vers vous-même en vous aidant de votre respiration que vous pouvez amplifier. Vous pouvez vous concentrer sur son rythme, son amplitude, les mouvements qu’elle provoque dans votre corps. Et si vous vous en sentez capable, vous pouvez aller plus loin en vous concentrant ensuite sur une capacité ou un sentiment positif, pour vous, que vous aurez choisi. Montrer et démontrer encore et encore à son enfant que l’on peut vivre une émotion mais aussi s’apaiser par soi-même est une merveilleuse façon d’apprendre pour lui. Je vous conseille de vous entrainer à le faire, en dehors de ces moments désagréables, avant d’essayer en plein dans le feu de l’action.

Ces capacités et forces sont déjà en vous, simplement plus ou moins actives, plus ou moins endormies. La pratique de la Sophrologie avec un professionnel permet de venir renforcer ou faire remonter ses capacités. Je reste disponible pour répondre à vos questions ou vous accompagner pendant cette période de votre vie.

Pour rappel: Vous faites de votre mieux / personne n’est parfait / personne n’est à votre place / vous avez le droit de laisser votre bébé en sécurité et d’aller souffler-pleurer-crier dans une pièce à coté / vous avez le droit d’aimer votre enfant et de vouloir du temps pour vous / vous êtes un bon parent même si il y a des journées ou vous auriez préféré être ailleurs / vous allez le droit de demander de l’aide / vous avez le droit de vous faire accompagner par un professionnel de santé, par un sophrologue ou autre spécialistes si le besoin s’en ressent et même par prévention.

Publié par Laetitia Lacaze

Sophrologue entre Antibes et Cannes

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